Incontinence urinaire : des solutions existent

On appelle incontinence urinaire l’écoulement incontrôlable et involontaire des urines par l’urètre. Ce n’est pas une maladie en tant que telle, mais plutôt un symptôme qui est à l’origine d’un trouble physique, psychologique, ou neurologique. Aujourd’hui, elle touche plus de 2 millions de Français qui ont plus de 65 ans. Cependant, elle peut également toucher des personnes plus jeunes. Ces chiffres sont donnés à titre indicatif et sont approximatifs. En effet, il est difficile d’estimer la fréquence d’incontinence chez les Français, car peu de personnes souffrant d’incontinence vont consulter, car elles considèrent que cela est simplement dû au vieillissement. Les hommes et les femmes ne sont pas égaux face à l’incontinence, les femmes représentant plus des trois quarts des personnes incontinentes en France. Plusieurs types d’incontinences urinaires existent, que l’on peut différencier selon leur mécanisme de survenue : l’incontinence urinaire d’effort (qui représente environ 75% des fuites urinaires), l’incontinence urinaire d’hyperactivité de la vessie, ou bien l’incontinence urinaire mixte. Nous reviendrons sur la définition de ces termes plus tard.

De nombreuses causes peuvent être à l’origine d’une incontinence urinaire, mais des solutions existent pour la traiter. Si vous avez des fuites urinaires, la première chose à faire est d’établir un diagnostic d’incontinence, afin de diagnostiquer le type d’incontinence que vous avez pour savoir quels types de soins seront adaptés à votre situation.

Les différents types de fuites urinaires

On distingue trois types d’incontinences urinaires :

  • L’incontinence urinaire d’effort, que l’on caractérise par un affaiblissement des muscles du périnée. Elle se manifeste après un effort physique important (lorsque vous sautez, soulevez des charges, ou de manière générale, après toute activité qui augmente la pression abdominale), mais aussi après un effort physique minime, comme après avoir toussé ou après avoir ri. Ce type d’incontinence n’est pas précédée d’un besoin d’uriner. Elles sont fréquentes suites à une intervention chirurgicale de l’abdomen ou du petit bassin. Elles peuvent également survenir chez la femme après une grossesse multiple, après un accouchement difficile (assisté par ventouse ou forceps, déchirure périnéale), ou encore en cas de prolapsus génital. Il faut savoir qu’il existe différentes protections urinaires pour femme qui permettent de répondre au mieux à leurs besoins. L’objectif de ces protections est de garantir une étanchéité, sans provoquer de gêne.

L’incontinence urinaire d’effort survient fréquemment chez l’homme suite à une intervention chirurgicale de la prostate en raison d’un adénome ou d’un cancer de la prostate.

  • L’incontinence urinaire par urgenturie (hyperactivité de la vessie), qui, à l’inverse de l’incontinence urinaire d’effort, est précédée d’un besoin pressant et incontrôlable d’uriner. Cette fuite involontaire des urines peut survenir en dehors de tout effort et survient souvent suite à un rétrécissement de l’urètre, d’un cancer de la vessie, d’une cystite aiguë ou d’une pyélonéphrite aiguë. Elle peut également survenir chez les personnes atteintes de maladies neurologiques comme la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson ou encore la Sclérose en plaques.
  • L’incontinence urinaire mixte, qui associe les deux formes d’incontinence, et qui est particulièrement fréquente chez la femme âgée.

Les facteurs qui favorisent l’incontinence urinaire

Il y a plusieurs facteurs qui peuvent favoriser l’incontinence urinaire. La ménopause, le surpoids, l’obésité, la constipation chronique ou la toux chronique en font partie. L’incontinence urinaire survient également de manière fréquente entre le 1er et le 3e trimestre de la grossesse et disparaît souvent après l’accouchement. D’autres facteurs peuvent être liés à votre mode de vie. En effet, il y a certaines choses que nous pouvons faire pour diminuer les risques d’incontinence urinaire, par exemple :

  • Éviter une consommation excessive de liquide, de caféine, de tabac et d’alcool.
  • Éviter dans la mesure du possible bien sûr, la prise de certains médicaments comme les sédatifs, les hypnotiques, les médicaments ayant une action “anti-cholinergique” (neuroleptiques, antidépresseurs, stupéfiants, anti-arythmiques, antihistaminiques, etc), et les diurétiques.
  • Boire tout au long de la journée, sans boire une grande quantité d’un seul coup.
  • Traiter le plus rapidement possible toute éventuelle infection urinaire.
  • Perdre ses kilos superflus avec ou sans l’aide d’un nutritionniste.
  • Consommer régulièrement des fruits et des légumes ainsi que des céréales complètes.
  • Pratiquer une activité sportive au moins 30 minutes par jour.

En cas de fuites urinaires, contactez votre médecin traitant. Il se concertera avec vous pour choisir le traitement adéquat en prenant en compte la cause de l’incontinence, le type d’incontinence et la gêne ressentie. Certains traitements sont efficaces et permettent d’améliorer de façon notoire le quotidien des personnes souffrant d’incontinence urinaire.