Des animaux de compagnie dans les maisons de retraite : c’est possible !

Aujourd’hui nombreuses sont les maisons de retraite qui n’hésitent plus à accueillir de nouveaux pensionnaires : chiens, chats, rongeurs ou même oiseaux. Longtemps interdits pour des raisons sanitaires, les animaux de compagnie sont désormais de plus en plus présents dans ces établissements, convaincus des bienfaits qu’ils apportent à leurs résidents.

Et même si l’Anesm (agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux) assure que « la médicalisation des établissements et le respect des normes hygiéniques peuvent limiter, voire interdire la présence d’animaux dans les règlements intérieurs », aucune législation n’interdit aujourd’hui leur présence.

Seule ombre au tableau, les frais vétérinaires générés par la présence de ces animaux, la priorité étant bien évidemment de leur offrir à eux aussi une vie paisible et agréable. Ainsi, opter pour une assurance animaux peut s’avérer utile pour gérer au mieux le budget santé de ces nouveaux pensionnaires.

Profiter de la présence d’animaux de compagnie en EHPAD


La zoothérapie

La zoothérapie est une activité thérapeutique non médicamenteuse faisant appel aux animaux. Aussi appelée thérapie assistée par l’animal, cette technique vise à améliorer la santé physique et mentale des personnes souffrant de troubles.

De plus en plus développée dans les maisons de retraite, la zoothérapie permet de favoriser les interactions sociales entre les résidents, notamment dans le cadre de thérapies de groupe. Mais la présence des animaux est également l’occasion pour les résidents de renouer avec leurs souvenirs, un moyen bénéfique pour les personnes atteints de la maladie d’Alzheimer.

Info : Certaines maisons de retraite ont pris la décision de recréer une mini-ferme dans leur établissement, délimitant ainsi un espace animalier accessible aux résidents.

Garder son animal domestique

Certaines maisons de retraite acceptent également la présence d’animaux domestiques. En d’autres termes, les personnes âgées peuvent garder leur animal de compagnie au moment de leur arrivée dans l’établissement. Cependant, la seule condition requise est d’être en mesure de s’occuper soi-même de l’hygiène de son animal. En plus d’avoir un impact positif sur la santé physique du résident, la présence de l’animal va lui permettre d’améliorer son autonomie, sa mobilité et sa vigilance.

D’un point de vue réglementation, depuis 1986 « les personnes âgées qui ont un animal domestique doivent être autorisées à le garder avec elles, dans la mesure où il ne créera pas une contrainte anormale pour le personnel et où il ne gênera pas la tranquillité des autres résidents ».

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Ce qu’il faut savoir avant l’arrivée de votre compagnon


Les bienfaits des animaux domestiques en maisons de retraite

De nombreuses études tendent à prouver que les animaux de compagnie ont un rôle positif sur la santé physique et mentale des personnes âgées. Ils aident quotidiennement les résidents de maisons de retraite à lutter contre la solitude, la dépression et même la maladie. En bref, même face à l’irrationalité de certains résidents (personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer par exemple), les animaux restent des compagnons affectueux et fidèles.

Et nombreux encore sont leurs bienfaits pour les résidents de maisons de retraite :

  • Ils favorisent les liens sociaux au sein de l’établissement
  • Ils apportent bien-être et distraction au quotidien
  • Ils sont une source de valorisation
  • Ils apportent un soutien moral (communication non verbale)

Toutefois quelques contraintes à respecter

La présence d’animaux domestiques dans les maisons de retraite présente néanmoins certains inconvénients, que cela soit pour le personnel comme pour les propriétaires.

Avant toute chose, à leur arrivée les animaux se doivent d’être dans un état de santé irréprochable, autrement dit : pucés, traités et vaccinés. Ils ne doivent effectivement pas être un risque d’apport de maladies dans un établissement où les résidents sont fragiles. Cette contrainte entraîne des frais vétérinaires importants, à la charge des propriétaires, qui s’ajoutent donc au budget mensuel alloué à la maison de retraite.

De plus, le personnel des maisons de retraite étant particulièrement sollicité, ces nouveaux pensionnaires ne doivent pas devenir une nouvelle charge de travail pour eux. Il est donc indispensable qu’ils soient également bien éduqués :

  • Ils doivent faire leurs besoins dans une litière ou à l’extérieur
  • Ils ne doivent pas salir les locaux qui sont stérilisés
  • Ils ne doivent pas abîmer le matériel médical

Bon à savoir : Selon l’arrêté du 29 septembre 1997, la présence d’animaux de compagnie est formellement interdite dans les salles de restauration collectives, à l’exception des chiens guides d’aveugles.

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